UN PEU D'EGOISME...
Par LOLO le mardi 15 mai 2007, 11:26 - MON CURSUS, MES COMPETENCES - Lien permanent
Un peu d'égoisme dans ce monde d'altruistes...Non çà c'est une pure utopie.
Bon c'est bien d'écrire, partager, enrichir, critiquer, donner son opinion sur des sujets divers et variés. Mais avant tout, quand la situation l'exige et le permet, il faut songer à sa petite personne. Se faire violence et se mettre en avant. Il faut se VENDRE. Donc, je vais me vendre (ouh le vendu !!!), on ne sait jamais un responsable de recrutement bien attentionné pourrait me trouver compétent, et de surcroit marrant. Et oui, travailler dans un climat de bonne humeur favorise l'épanouissement du salarié. Ce n'est pas de mon fait, c'est statistique. Vive les statistiques.
Mettons en avant nos expériences. C'est parti !
1/Le bts en alternance : la belle époque et le premier contact formalisé et suivi avec le monde professionnel. Durée : 2 ans. Localisation et domaine : une société de transport, stockage et logistique nationale. Effectif agence : 55 personnes. Mon poste : attaché commercial.
Mes missions :
a/prospection terrain, avec des cibles variées ( secteurs vinicoles, industrie, distribution) et donc des interlocuteurs variés ( exploitant agricole, responsable des achats, chef d'entreprise ). C'est très formateur de changer d'interlocuteur, de style, d'approche 5 fois au cours de la journée. Il faut apprendre à s'adapter. Il faut devenir un caméléon. Un multifacettes. b/réponse aux appels d'offres, calcul d'un prix de revient, calcul des nouveaux tarifs en fonction des contraintes taxes et concurrentielles...C'est là que j'ai appris à tapoter sur une calculette et à devenir bon en algèbre ! c/suivi du portefeuille clients existant...C'est la moindre des choses quand même ! L'objectif principal était de développer la marge en décrochant de nouveaux marchés chez les petites entreprises. Les contrats avec les grands groupes impliquent des engagements de quantité et rendement, mais celà n'est pas rémunérateur. Donc de la marge pour équilibrer le volume. L'ambiance au sein de cette société était assez sympathique du fait de son ancrage familial. Je me suis même fait payer une formation de pur commercial à Paris avec vidéos, jeux de rôles et tout l'arsenal. Bref période très formatrice et enrichissante. Celà permet de découvrir peu à peu son potentiel et ses aspirations professionnelles. L'entreprise, sans doute satisfaite de mon rendement, m'a proposé un CDI après l'obtention du diplôme. Nous avons eu du mal à nous mettre d'accord sur les conditions pécuniaires, mais étions finalement en passe d'aboutir une dizaine de jours plus tard...Pas de pot, j'ai reçu un ordre d'incorporation et mon dossier d'appel a été refusé. Du coup je suis parti crapahuter dans les volcans d'Auvergne. De fait, plus d'argent ! Dur de passer d'un salaire à une solde de bidasse. Le point positif : j' ai refait du sport, j'ai perdu du ventre, j'ai donné des cours, je me suis perfectionné en informatique, et j'ai intégré le service communication de la caserne...comme une sorte de commercial !!! Décidément on ne se refait pas.
2/L'agroalimentaire : le béret et le fusil rangés, la baionnette essuyée ( mais qu'est ce que je raconte encore, j'ai même pas fait la guerre moi !) me voilà sur le marché du travail du jour au lendemain après 10 mois de lobotomisation intensive ( oui chef, oui chef !!!) donc bien formaté à la discipline et à l'exigence. Je fais quelques démarches et entre dans une petite structure agroalimentaire dans le secteur du produit frais : en l'occurence la production et la vente de mais doux. Effectif : 1 patron, 1 administratif, 1 contremaitre, 1 service commercial import export (moi), 30 ouvrières. Et oui 95% de femmes. Plus rapides et plus soigneuses pour le tri. Plus réactives aussi !!! Donc j'intègre ce cadre idyllique pour une durée de 6 mois (CDD) pour un remplacement longue maladie. Missions : VENDRE, VENDRE , ET VENDRE le mais fraichement produit coûte que coûte car rapidement périssable. Et oui les pertes coûtent cher, très chers. Donc là une pression hallucinante, et des journées de fou passées au téléphone avec la France et pas mal de pays anglo-saxons à jongler avec des tarifs, des quotations, des DLC, des transporteurs...Extrêmement formateur pour la pression et la réactivité. La fin du CDD a été marquée par une mission ponctuelle : le SIAL de Paris ( Salon international de l'alimentaire), une expérience unique et riche d'échanges, d'enseignements. Avec la promotion d'un nouveau produit destiné à l'international : "le mais doux cuit sous vide à la vapeur avec sa sauce ". Et oui, tout un programme. Bon appétit !!!
3/La grande distribution : fin du CDD. J'ai anticipé et démarché de nombreuses entreprises. Après un petit parcours du combattant via un cabinet de recrutement je suis embauché par un gros groupe de grande distribution. J'intègre en tant que manager commercial junior. A près les formations école, je passe un examen et je suis validé par ma direction régionale qui me confie mon centre de profit. Cà y est j'ai les clés : rayon bricolage + auto + ménage + saisonnier et une équipe ( entre 8 et 15 personnes selon saisonnalité). Ma première expérience de management au quotidien. Missions : TOUT ET N'IMPORTE QUOI...ETRE MARIE AVEC L'ENTREPRISE, SE FONDRE DANS L'ENTREPRISE. PRESSION ENORMISSIME !!! Apporvisionnement des rayons, gestion des stocks, tarifs, plan d'action commerciale, négociation des OP et TG, budgets publicitaires, réunions, comptes d'exploitations, statistiques, veille concurrentielle... Je crois qu'il n'y a pas plus complet qu'un séjour dans une grande enseigne de GMS pour savoir ce que l'on vaut et surtout savoir jusqu'où l'on est près à aller. Car il faut faire preuve de ténacité, il faut avoir le physique ( de 5h du matin à 20h le soir ) et le mental ( pression, pression, pression...3 bières Paul !). J'ai tenu la cadence plus de deux ans et je suis parti. Crevé. Mais j'étais devenu un des plus anciens ! Un vieux ! Un meuble ! Et oui, en distribution alimentaire, métier très dur, le turnover est très élevé...
4/L'ouverture d'un point de vente : une semaine de remise en forme et me voici sur un nouveau projet fort excitant. Un nouveau départ. De nouvelles responsabilités. Une nouvelle région. Une nouvelle équipe. Je suis recruté par un gros du bricolage en France. Celui où les petis hommes sont tous vert. Et là, c'est la grande éclate. Préparation de l'ouverture d'un nouveau magasin avec un rétroplanning à J-365. Du sport en perspective ! J'hérite du secteur sanitaire/plomberie/carrelage. Et sans contestation possible de la plus grande de mes expériences professionnelles. Créer une petite entreprise dans l'entreprise, la mienne. Avec mon budget, l'équipe que j'ai choisie, mes plans dessinés sur le logiciel visio, mes choix de gammes...Crevant, harrassant, parfois très tendu, avec des hauts et des bas, mais une expérience ou plutôt aventure humaine incroyable. Pour être près le jour J. Missions : choix des gammes, échelles de prix, veilles concurrentielles, négociation des budgets d'entrée fournisseurs, remises, plans de détail, implantation physique, recrutement équipe, gestion des plannings horaires, plan d'action commercial à l'année, choix des produits ouverture, catalogue ouverture...Je dois en oublier. J'ai appris la polyvalence...et la course contre la montre. En gros, apprendre le sens de l'organisation car contre le temps on ne peut gagner !!! C'est une lapalissade mais c'est ainsi ! L'euphorie de l'ouverture passée et retombée, l'aventure a continué tranquillement au quotidien. Avec de super équipes, dans l'ensemble une hiérarchie compétente et humaine. Vraiment rien à redire. Au quotidien, devis client, management, vente sur lieu de vente, gestion des stocks... etc... etc.... Alors pourquoi partir ? Et bien des fois il y a des coups durs dans la vie qui ne préviennent pas. Boom accident de voiture. 6 mois d'arrêt (le premier de ma vie !!!), dos explosé et grosse rééducation...Parfaitement incompatible avec mon métier de terrain (sanitaire lourd et carrelage) car dispensé de port de charge supérieur à 5 kgs...On passera la suite car çà me met le cafard rien que de l'évoquer. La fin d'une histoire sans histoire de 3 années fructueuses. Juste dire que ma direction a été super et compréhensive, et que tout s'est très bien terminé malgré tout. Mais avec des regrets...C'est la vie !
4/Le travail temporaire : difficile de rester dans la grande distribution sans pouvoir faire de manutention. C'est même hérétique. Je souhaite donc passer du côté fournisseur, mais là on me dit que malgré ma connaissance approfondie des réseaux de distribution, il va me manquer une probante expérience de commercial terrain. Bon ok, on ne peut que se plier à la réalité du marché. Je passe les sélections pour le numéro 1 mondial (yes) du travail temporaire ( à l'époque car ils sont passés numéro 2 depuis que je suis parti-rires). 1 entretien collectif et 4 entretiens individuels plus tard me voici nouveau technico commercial régional. Un seul objectif : augmenter de façon significative le taux de marge faiblard de l'agence que j'intègre, dans un ambitieux programme de retail business. C'est à dire prospection plein pot des entreprises de moins de 10 (non soumises à accord nationaux) pour vendre des solutions de recrutement. Et çà marche. Ce secteur est vraiment en plein boom. Je réalise facilement mes objectifs et je me prends au jeu. Commercial terrain c'est bien. C'est vivant, on voit de nouvelles têtes tous les jours, et on doit gagner les batailles, signer les contrats. Un nouveau moral se forge avec une nouvelle approche des choses. Tout baigne pendant 2 années, je compte même faire ma carrière dans ce groupe. Plus question de bouger après le traumatisme de l'accident et après cette grosse remise en question, ce travail d'introspection...Mais deuxième et dernier coup dur j'espère. De gros problèmes familiaux vont me rattrapper et nécessiter une mutation que je n'obtiendrai jamais malheureusement...Allez, positivons : c'est la vie. Le dos est quasi définitivement soigné, les tracas familiaux sont terminé, le moral remonte. Bref, çà pourait être pire. PO-SI-TI-VONS.
Voilà vous connaissez désormais les grandes lignes de mon histoire professionnelle. Si vous souhaitez en connaitre de plus amples détails, et bien il va falloir me convoquer pour un entretien de recrutement !!! Si vous êtes éditeur de bouquins, que vous voulez des anecdotes, que vous aimez mon style, contactez moi car j'adore écrire (rires). Bon allez à plus tard, je retourne à mes candidatures.
Commentaires
Sacré parcours!!!!! voilà un bel exemple de "positivisme"!!! je te souhaite bon courage pour la suite!!